24 août, 2019

Claye et Lyles enflamment Paris

Les Américains Will Claye et Noah Lyles ont mis le feu au stade Charléty samedi soir, en réalisant des performances de très haut vol lors du meeting IAAF Diamond League de Paris, avec respectivement 18,06 m au triple saut et 19’’65 sur 200 m, synonymes de records du meeting.

Les 16 175 spectateurs présents dans les travées du stade Charléty pour le meeting de Paris 2019 ont connu les joies d’un véritable show à l’américaine. Les athlètes à la bannière étoilée ont offert au public parisien du grand spectacle. Noah Lyles a tiré la première salve du feu d’artifice en surclassant ses adversaires du demi-tour de piste. Déjà largement en tête à la sortie du virage, le jeune Floridien a encore creusé l’écart dans la ligne droite pour couper la ligne en 19’’65 (+0,2), à quinze centièmes seulement de la meilleure performance mondiale de l’année, qu’il avait établi à Lausanne le 5 juillet.
En fin de meeting, Will Claye a apporté sa part d’étincelles, avec la complicité de son ami de longue date Christian Taylor dans le bac à sable du triple saut. En tête jusqu’alors, à la faveur de ses 17,39 m au deuxième essai, Claye a vu son compatriote lui prendre les commandes deux fois de suite, avec 17,49 m puis 17,82 m au cinquième essai. Voyant que ses 17,71 m ne suffiraient pas ce samedi, il a alors sorti le grand jeu pour claquer un triple bond à 18,06 m (+0,4) qui a émerveillé toute la tribune.

Roberts mate Holloway

Daniel Roberts a surfé sur la dynamique lancée par ses compatriotes pour triompher lors du 110 m haies placé en clôture de programme. Alors que c’est Grant Holloway qui avait le mieux jailli des blocs, le champion des Etats-Unis a passé la vitesse supérieure dans la deuxième moitié de la course et a sauté sur la ligne d’arrivée en 13’’08 (+0,8) pour s’assurer du même coup une place en finale de la Diamond League. Dans une épreuve non estampillée Diamond League, un autre représentant de l’Oncle Sam, en la personne de Sam Kendricks, a fait merveille. Le perchiste a franchi 6,00 m à son troisième essai, pour égaler le record du meeting qui appartenait à son manager Jeff Hartwig.
En début de programme, le Néo-Zélandais Tomas Walsh s’était chargé de faire monter l’ambiance, en enchaînant les gros jets dans le concours du poids. Avec quatre essais mesurés à plus de 22 m, dont le meilleur à 22,44 m, le champion du monde en titre s’est replacé aux bilans mondiaux au meilleur des moments, battant au passage le record du meeting. Karsten Warholm collectionne lui aussi les gros chronos depuis quelques semaines. Le hurdler norvégien s’est approché de son record d’Europe du 400 m haies, en réalisant 47’’26 lors d’une course totalement maitrisée de bout en bout.
Déjà en tête des tablettes planétaires, la Vénézuélienne Yulimar Rojas a confirmé sa grande forme en dépassant à nouveau les 15 m au triple saut féminin. Ses 15,05 m (-0,7 m) constituent la deuxième performance mondiale de la saison, à six centimètres de sa propre marque de référence. Soufiane El Bakkali a tiré son épingle du jeu lors du 3000 m steeple, après s’être frayé un chemin vers la tête en jouant des épaules à la cloche. Le Marocain est venu à bout du Kényan Benjamin Kigen au terme d’un sprint rageur, conclu en 8’06’’64. Enfin, le 1500 m a souri à l’Ougandais Ronald Musagala, qui a obtenu son ticket pour la lutte finale à Bruxelles en établissant un nouveau record personnel en 3’30’’58 dans une course très indécise.