Point d’orgue de la saison des meetings dans l’Hexagone, avant la période de championnats nationaux et internationaux, le meeting de Paris Wanda Diamond League constitue un moment fort pour les athlètes français. Parlez-en à Gabriel Tual, par exemple. Il y a deux ans, le Girondin avait profité d’une édition restée dans les annales pour battre le record de France du 800 m, en 1’41’’61, lançant une dynamique qui allait le porter jusqu’au sacre européen à Rome quelques semaines plus tard. Il sera à nouveau au départ cette année, tout comme son compatriote Yanis Meziane. Sur la même distance, Anaïs Bourgoin relèvera le gant face à Audrey Werro et Femke Broeders-Bol, pour une opportunité en or de faire descendre son chrono de référence.
Au rayon des réguliers sur le circuit Diamond League, Agathe Guillemot pourra se jauger face à une concurrence très dense sur 1500 m, avec trois femmes sous les 3’55’’, à commencer par l’Australienne Jessica Hull. Bérénice Cleyet-Merle est également attendue sur la ligne de départ, tout comme Flavien Szot et Anas Lagtiy Chaoudar dans la version masculine (hors Diamond League), aux côtés de l’ancien champion du monde Jake Wightmann et de la pépite hollandaise Niels Laros.
Nicolas-Marie Daru dispose d’une solide expérience sur 3000 m steeple, et aura dans le viseur les minima A pour les Europe de Birmingham. Dans la même course, Luc Le Baron et Baptiste Fourmont tenteront de s’accrocher le plus longtemps possible. Le schéma sera similaire pour Etienne Daguinos, engagé sur 5000 m avec Jimmy Gressier et une palanquée de demi-fondeurs habitués à courir sous les 13’.
Dia face à Duplantis
Sur les haies hautes, Just Kwaou-Mathey a rendez-vous avec un public qu’il adore et qui l’adore, mais aussi avec le Japonais Rashid Muratake, le Suisse Jason Joseph et trois Américains dotés de records inférieurs à 13’’. Dans la version féminine, Laetitia Bapté et Sacha Alessandrini auront comme mission de rivaliser avec les flèches que sont la recordwoman du monde Tobi Amusan, sa prédécesseure Keni Harrison, la vainqueure de 2025 Grace Stark, mais aussi Cyréna Samba-Mayela, de retour au plus haut niveau cette année.
A la perche, Marie-Julie Bonnin et Bérénice Petit devront faire fort pour jouer la gagne face à ce qui se fait de mieux au monde, à commencer par la championne olympique et du monde Nina Kennedy. Le concours masculin accueillera en plus de la constellation de stars déjà annoncées le jeune Zackaria Dia, qui vient de battre le record de France U20 avec 5,82 m. En plus de ses compatriotes Renaud Lavillenie, Thibaut Collet et Baptiste Thiery, il affrontera le légendaire Mondo Duplantis, jeune marié et surtout le seul à avoir fait mieux que lui au même âge.
Comme le jeune Normand, ils seront quelques-uns à faire leur début au sein de la prestigieuse Diamond League. Parmi eux, certains ont déjà goûté aux épreuves promotionnelles ou aux courses nationales, mais pourraient marquer leurs premiers points officiels dans la course au diamant le dimanche 28 juin. C’est le cas de Louey Ouerrat sur 800 m, quelques jours après être descendu sous les 1’44’’ (1’43’’80) à Nice, et de Paul Anselmini et Adèle Gay sur 1500 m.
Les spécialistes du 400 m Isabelle Black et Muhammad Abdallah Kounta sont dans les même cas, tout comme la lanceuse de javelot Jade Maraval. Cette dernière pourra compter sur les souvenirs d’Alizée Minard, alignée à ses côtés, qui avait déjà pris part au meeting de Paris il y a trois ans. L’Amiénoise pourra leur confirmer à tous qu’avec patience et obstination, les belles occasions finissent toujours par revenir.